Comment utiliser les Profils MBTI pour mieux gérer un atelier de Design Thinking ?

Vous cherchez à gagner en confiance et en performance pour vos ateliers ?

A mieux vous connecter aux autres et à mieux comprendre les interactions ?

A développer au final votre confiance, la créativité et l’adhésion du groupe ?

Combinez donc la connaissance du MBTI et le Design Thinking pour encore plus de résultats !

Le MBTI, ou Myers Briggs Type Indicator est un outil d’évaluation psychologique basé sur les préférences naturelles et déterminant le type psychologique d’une personne.

Le MBTI intègre 4 dimensions (Orientation de l’énergie/ Perception/ Jugement et Mode de Vie), et 2 préférences par dimension (schéma ci-dessus). En combinant les 8 préférences, on obtient 16 types de personnalité (ci-dessous).

Cet outil de développement personnel à l’origine, peut aussi être utilisé pour mieux gérer des groupes.

Nous verrons dans cet article les apports du MBTI pour le facilitateur, le groupe et plus largement l’atelier de type Design Thinking, et en quoi cette connaissance est créatrice de valeur.

Puis nous vous donnerons un retour d’expérience sur un atelier que nous avons mené avec un client en combinant MBTI et Design Thinking.

1/ Pour le Facilitateur : mieux se connaître pour adopter une meilleure posture

Pour le facilitateur, le MBTI est un outil de connaissance et de développement personnel.

La 1ère chose à faire pour le facilitateur est de connaître son profil psychologique. Et pour cela rien de plus simple : il faut le faire avec un coach certifié MBTI pour avoir une étude précise et certifiée – Plus d’infos ici.

La 2ème chose à faire, c’est d’utiliser cette information. Connaître son profil, c’est bien, apprendre sur soi et comprendre comment on fonctionne, c’est encore mieux 😉

Cela permet d’identifier ses atouts, caractéristiques propres, la façon dont les autres nous perçoivent et ses zones de développement personnel.

Utiliser ces infos pour développer ses compétences en tant que Facilitateur est bien utile pour connaître ses zones de confort et d’effort, savoir comment on se connecte aux autres.

Et répondre à toute une série de questions liées à ces préférences :

  • La connexion aux autres est-elle génératrice d’énergie ou pas (suivant sa préférence E ou I) ?
  • Ma façon de communiquer est-elle « big picture » ou dans le détail (préférence N ou S) ?
  • Ma façon de prendre des décisions rationnelle ou empathique (préférence T vs F) sachant que je dois rester neutre par rapport au groupe et par rapport aux décisions du groupe
  • Comment je vais organiser mon atelier : en anticipant et en cadrant au maximum (préférence J), ou plus dans l’agilité (préférence P) ?
  • Comment je vais agir avec d’autres facilitateurs qui n’ont pas le même profil que moi : une personne de Préférence P (structuré fluide) vs Préférence J (structuré organisé) ?
  • Comprendre aussi son évolution avec l’âge et comment parfaire son profil, vers quelles zones d’effort aller pour continuer de se développer ?

Ce ne sont ici que quelques premières questions, mais on entrevoit aisément le potentiel de ces connaissances sur sa posture

2/ Pour les groupes : faire des combinaisons de profils qui ont du sens pour une intelligence collective amplifiée

En intelligence collective, la diversité des profils et des points de vue crée la richesse.

Connaître les profils va permettre de rajouter une dimension pour constituer les groupes (en plus d’autres critères comme le sexe, la profession, leur fonction…).

Attention à bien intégrer que certains groupes ont des spécificités liées à leur profession : on trouve beaucoup de profils commençant par ENF chez les facilitateurs, de combinaison des préférences NF chez les coaches ; de profils ISTJ chez les les Ingénieurs, de combinaisons NT pour les Marketeurs… Il faudra ainsi en tenir compte et favoriser la diversité (autant que possible) des profils.

Connaissant les spécificités d’un groupe, on pourra ainsi anticiper les apports ou les points de vigilance des participants pour le groupe, et essayer de mixer au maximum les préférences.

Par exemple, on sait grâce au MBTI que les personnes de préférence E apportent dans un groupe dynamisme, facilité de contacts, goût de l’action, et circulation d’énergie et que leurs points de vigilance seront leur excès de parole, leur manque d’écoute, leur action irréfléchie ou leurs remarques blessantes. A charge au Facilitateur de prendre ces éléments en compte pour chaque dimension pour gérer au mieux les personnes et les groupes.

3/ Pour l’atelier : se connecter aux autres devient plus simple

Tout au long d’une démarche de type Design Thinking, les informations liées aux préférences seront bien utiles.

En amont et en aval d’un atelier : que ce soit avec le commanditaire ou avec l’équipe qui mène la démarche, on a une meilleure compréhension du contexte, des intérêts cachés, des pièges à éviter.

Pour le travail avec le Commanditaire par exemple, c’est souvent utile au delà de l’aspect technique, d’anticiper certains besoins, réactions, et de voir comment on se situe par rapport à lui, afin de mieux comprendre et répondre à ses attentes.

Lors des ateliers, et notamment lors d’un atelier de Design Thinking, c’est souvent mieux pour comprendre les interactions lors des différentes phases :

  • Lors de la Phase Immersion, où les préférences E/ S/ F vont être particulièrement sollicitées
  • Pendant la Phase Ideation, où la part belle sera aux personnes de préférences E/ N/ T/ P)
  • Pour la Phase de Prototypage, où pourront s’illustrer les personnes de préférence S pour la qualité des finitions
  • Et enfin pour la Phase de Test (préférences E/ T pour le déroulé/ préférence J pour la structure du pitch…)

Et aussi, dans les différents exercices collectifs, quand on a besoin de diverger : les personnes de préférence N seront bien utiles / pour converger : celles de préférences T / pour donner du sens : préférence F / pour sortir du cadre : préférence P / pour rendre les livrables dans les temps : préférence J

Ce sont ici quelques pistes de réflexion, et c’est avec l’expérience que sera développée la compétence, réel atout pour le Facilitateur.

4/ Comment Pôle Emploi a utilisé le MBTI pour faire monter en compétences leurs facilitateurs internes

Nous avons récemment accompagné Pôle Emploi La Réunion sur une population de 70 formateurs à monter en puissance grâce au MBTI et au Design Thinking.

Dans un contexte de profonde évolution de leur rôle avec le développement du blended learning (mix de formation en distanciel et présentiel), l’objectif était de permettre aux formateurs de développer leur rôle de facilitateur dans l’animation de leurs formations.

C’est à dire, de “mieux se connaître pour mieux faciliter en situation de formation”.

Qu’avons-nous fait pendant l’atelier d’une journée ?

Après quelques notions clés sur la facilitation, une fois le profil MBTI connu, nous avons constitué des groupes avec soit des profils proches, soit des profils très divers (dont les participants n’avaient pas connaissance), puis nous avons fait un atelier de Design Thinking très court d’1h30 en passant par toutes les phases de la méthodologie jusqu’au prototypage et au test.

Au-delà de la qualité des prototypes et des pitchs, toujours aussi surprenants malgré le peu de temps, j’en tire quelques enseignements :

  • l’importance des personnes des préférence E pour créer de l’énergie dans un groupe
  • l’importance de sanctuariser l’expression des personnes de préférence I qui auront plus de mal à s’exprimer à l’oral, et dont les idées sont très pertinentes
  • et surtout, l’importance de la diversité des équipes. On insiste beaucoup dessus quand on forme à l’intelligence collective, et là on a pu le voir in situ avec les profils MBTI. Dans un premier temps, c’est un peu plus compliqué que pour des équipes aux profils proches, mais ensuite on observe des résultats plus riches, plus complets, des équipes où chacun a trouvé sa place. Dans ces équipes, il se passe quelque chose d’extra-ordinaire 😉

Vous l’aurez compris : la richesse d’un outil comme le MBTI est un très bon moyen de rentrer encore plus en empathie avec sa cible, que ce soit son commanditaire, un groupe ou même vous !

Et pour aller plus loin, n’hésitez pas à venir découvrir comment le MBTI et le Design Thinking fonctionnent ensemble (ça tombe bien, on a un super Meetup pour celà).

On peut même vous faire passer le MBTI et vous faire progresser dans votre rôle de Facilitateur grâce au MBTI.

Thibaud Guény, MBTI fellow au sein de Klap.io

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